Malgré la polémique, Bush n'abdique pas

Publié le par Elisa

       La nouvelle stratégie irakienne de Bush, dévoilée le 11 janvier dernier semble avoir mis le feu aux poudres, et remet en cause la crédibilité du président américain.

     C’est avec émotion que nous pouvons chaque jour, via les médias, assister à la descente en enfer de Bagdad. 2006, année noire pour l’Irak a eu son lot de décès, avec un record de  35000 civils et 3000 militaires américains tués, ce qui révèle une moyenne accablante de 36 morts par jour.

 

 

 

       A la vue des ces chiffres dramatiques, le président américain a estimé que la meilleure stratégie était d’envoyer 21500 soldats supplémentaires à la boucherie. Générant un coût de 5,6 milliards de dollars, Georges Bush a justifié ce déploiement par la nécessité de traquer les terroristes fournissant les armes aux opposants du régime puis éviter que l’Irak ne devienne un sanctuaire pour les  Dans un discours de type « Mea Culpa », Georges Bush a reconnu ses erreurs et d’en détenir la responsabilité. On peut supposer, par ce renfort, la victoire des conservateurs tels Bolton, Kagan ou Wolfwitz, pourtant  écartés du gouvernement depuis quelque temps, qui aspiraient à envahir l’Irak.

           En dépit de l’enthousiasme de James Baker ou Condoleeza Rice, qui ne cessent de vadrouiller dans le Moyen orient, afin de promouvoir cette stratégie, l’aveu de la stratégie de Bush est fortement critiquée.

           Washington et Bagdad sont en pleine crise de confiance, pour preuve les propos antagonistes du premier ministre Irakien, Naouri Al Maliki à l’égard de la tournée « provocante » de Rice, et cette nouvelle stratégie qui montre la « faiblesse » du président.

            Au théâtre de guerre, la situation est catastrophique, hasard ou non, l’armée américaine a connu le samedi 20 janvier sa journée la plus sanglante en Irak, dénombrant 19 morts.

 

            L’opinion américaine s’est sentie trahie à l’annonce de la méthode de Bush, elle refuse toute intervention. La lueur d’espoir pour le peuple américain reste le congrès, à majorité démocrate depuis ce début d’année. Cependant, rien ne bouge pour l’instant, la présidente de la chambre Nancy Pelosi refuse de bloquer les fonds, acte qui conduirait à « tourner le dos aux soldats ». Les divisions entre partisans du conflit et opposants à la guerre touche tous les milieux et bloque la politique de la super puissance.

            Al Qaida profite de cette faille politique pour rire de ce plan, les paroles du numéro deux du mouvement ont de quoi irriter l’Amérique. Ayman Al-Zawahiri, a effectivement cherché des noix au président interrogeant : « pourquoi envoyez 20.000 hommes seulement ? - pourquoi ne pas en envoyer 50 ou 100 mille ? N’êtes vous pas conscient du fait que les chiens de l’Irak désirent ardemment déchiqueter les corps morts de vos troupes ? ». Cet impertinent discours a effrayé les nombreuses familles de soldats américains en mission.

 

                La cote de popularité de Bush est au plus bas,  qualifié de « canard boiteux » par les médias américains, sa politique fait l’objet de nombreuses objections. Son discours à la nation le 23 janvier n’a pas arrangé les choses, le dirigeant américain y a défendu sa stratégie en Irak, entant de justifier sa nécessité, sans succès.

            Attaqué de toutes parts, le Texan peine à se racheter une conduite, sa fin de mandat présidentiel pourrait se révéler tragique si la situation en Irak ne progresse pas, mais peut être a-t-il plus d’un tour dans son chapeau de cow-boy.    

Publié dans International

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