La LFP en associé des diffuseurs

Publié le par Marty

La semaine dernière, la Ligue de football professionnel (LFP) dont Frédéric Thiriez assure la présidence, a entériné une décision des plus litigieuses, au profit des médias et au détriment du sport, en appliquant dès la saison prochaine, un nombre minimum de matchs joués le samedi soir.

 

 

C’est passé presque inaperçu. Et on comprend que la LFP n’ait pas voulu ébruiter la décision qu’elle a prise, qu’on pourrait de premier abord, qualifier de scandaleuse. En supprimant les matchs en retard de L1, qui se déroulaient jusque alors le dimanche soir, et en proposant un minimat de sept matchs joués le samedi soir, la LFP s’inscrit dans la volonté des diffuseurs, on parle ici essentiellement de Canal + avec son émission Jour de Foot, mais aussi de l’émission matinale de TF1, Telefoot.

 

Mais là où cette décision relève véritablement de l’étique, c’est encore une fois, de trop, le primat de l’argent sur le sport, et l’influence considérable des institutions médiatiques sur la beauté du jeu. Car en obligeant les grands clubs, ceux qualifiés pour les Coupes d’Europe, à jouer seulement deux ou trois jours après leurs joutes européennes, la LFP ne pense pas aux acteurs, aux joueurs qui rendent le football ce qui l’est. En effet, les équipes françaises disputant la Coupe de l’UEFA dès l’année prochaine, seront dans l’obligation de disputer leurs matchs le samedi soir, soit 48h après le match du jeudi soir.

Risques de blessures accentués et inégalité vis-à-vis des clubs n’entrant dans aucunes compétitions européennes, cette décision entérinée la semaine dernière symbolise avec brio la libéralisation du football professionnel, à l’image de l’entrée en bourse de l’Olympique Lyonnais.

Publié dans Sport

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article