Ségo, Sarko et les autres

Publié le par Elisa

        A l’heure où la course à la présidentielle bat son plein, le tapage médiatique autour de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy devient de plus en plus pesant.

 

 

                « Bravitude », autonomie du Québec, indépendance de la Corse … qui n’a pas eu écho des fameuses bourdes de Ségolène Royal ? Quant aux actes de Sarkozy qui ont suscité la polémique : le refus de démissionner, les analyses ADN pour le vol du scooter de son fils…on a tous fini par y prêter attention à force de rabattage. Ce qui est sûr c’est que l’axe médiatique « Ségo/Sarko » est une arme pour les institutions médiatiques, chaque pas, chaque parole, chaque idée est amplifiée par nos intermédiaires presse, journaux, Télévision, Web… Depuis le début de la bataille présidentielle, les médias sont aux aguets, en tant que « prote paroles » des nombreuses informations qui déferlent chaque jour, ils tiennent un rôle responsable par conséquent.

 

Cependant, ces derniers temps, le traitement médiatique de la campagne a été l’objet de critiques. Les citoyens restent septiques. D’une part, force est de constater que des dérives existent et que certaines institutions médiatiques contribuent à créer une image plus ou moins positive du politique en fonction de leur engagement politique. D’autre part, les techniques de « Pipolisation », d’amplification des moindres faits et gestes, d’insistance sur des querelles de jouvences commencent sérieusement à décrédibiliser le fond du débat politique. Le résultat se ressent dans le mécontentement des Français, certains chiffres révélateurs prouvent que les citoyens veulent du débat, des idées…

 

                 Pis encore, on retrouve une sur-médiatisation des grandes fractions UMP/PS, on ne peut que constater l’inégalité dans le traitement des programmes des autres candidats. Bayrou a finement dénoncé cette injustice, ce qui lui a valu le soutien des électeurs, qui se sont enfin sentis compris. Cette sur-médiatisation a finalement engendré une impression d’impasse pour les votants, effectivement, de nos jours lorsque l’on évoque la gauche ou la droite, les citoyens ont tendance à se référer directement aux deux grands partis. En conséquence, un citoyen raisonnable pourra préférer le vote « utile », c’est-à-dire voter pour la figure politique dont il estime qu’il a de plus de chances de gagner, plutôt que de voter pour un petit candidat minoritaire.

 

                La question a toujours été posée lors des périodes pré-électorales, les médias manipulent-ils l’opinion publique ? Ce qui est sûr, c’est qu’avec ce tapage médiatique, nous sommes forcément sous leur influence, néanmoins, nous nous devons de conserver un peu de recul quant aux faits évoqués et aux faits avérés.

Publié dans France

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