Benjamin, du manga, oui, mais chinois !
Les deux œuvres Remember et Orange du jeune dessinateur de BD Benjamin, témoignent du renouveau de la BD Chinoise.
Amalgame de couleurs, sensations de mouvements, jeu d’impressions, dessins profonds…les œuvres du talentueux Chinois Benjamin ont tout pour plaire, mélange d’impressionnisme, de style manga, Benjamin crée un style personnel et novateur qui fait de lui le maître de la nouvelle bande dessinée chinoise. Sur fond de scénario dramatique et émouvant, le jeune coloriste nous livre une série de vignettes que l’on devine soigneusement travaillées. Loin du manga traditionnel noir et blanc aux traits simples, on se retrouve grâce à Remember et Orange au sein d’un monde de couleurs qui séduit le regard et envoûte aisément. Les œuvres très complètes contiennent également des portraits et réflexions de l’auteur qui explique comment et pourquoi chaque peinture est réalisée, ce qui nous permet de pénétrer dans l’univers de la frénésie d’un artiste. Après un bref passage dans l’illustration publicitaire le jeune dessinateur décide de lancer corps et âme dans la bande dessinée, quitte à assumer les risques de la précarité du métier.

Son éditeur Xia Pan, en quête de renouveau, est rapidement charmé par les ouvrages de Benjamin. Cet éditeur, considérée comme le nouvel éditeur de la BD chinoise, s’est d’ailleurs spécialisé dans la publication de BD d’un genre nouveau et tape à l’œil, en intégrant l’élément clé qui fait toute la différence : le mouvement. On retrouve ainsi dans ces nouvelles publications telles Dream de Liu Feng, Buterfly in the air de Li Ming, Le voyage en occident de Peng Chao…œuvres dotées d’une couverture attrayante.
A l’occasion du célèbre festival de
Rencontre idéale pour proposer de nouvelles planches, le festival d’Angoulême est un vrai nid de jeunes talents, passibles de donner un coup de neuf à la BD, tel le chinois Benjamin.